Historique de l'E.P.L.E.F.P.A Lons-Le-Saunier Mancy
D'après "L'enseignement agricole a 150 ans - Contributions historiques de la Franche-Comté Tome II - Contribution à l’Histoire de l’Etablissement Public Local d’Enseignement Agricole de Lons le Saunier – Site Mancy Par Elyse Malécot et Nicole Gauthier
Où l’on parle de «collège agricole» (année soixante et soixante-dix)
C’est en 1961 que le collège agricole féminin de Lons le saunier sort de terre. La construction de cet établissement est primitivement prévue pour héberger une école ménagère en deux ans.
Des réformes mises en place par le ministère de l’agriculture de l’époque (Ministre M.Edgar PISANI) vont faire que, dès son ouverture, l’établissement prendra la dénomination collège agricole.

La construction de l’établissement Le progrès, du 4 juillet 1960.

Le progrès 1960
Implanté montée Gauthier-Villars, avec une vue imprenable sur la ville, le collège agricole féminin jouit d’une situation privilégiée : proche du centre ville sans en avoir les nuisances ; à une dizaine de minutes, à pied, des gares SNCF et routière de Lons le Saunier (il faut seulement grimper la côte… et elle est raide) ; dans une propriété de 7ha recelant une collection d’essences remarquables (Séquoia et autres conifères, paulownia, hêtre, alisiers, marronniers…).

Plan d’accès à l’établissement

Photo aérienne provenant de l’ancienne plaquette du lycée

La première rentrée scolaire s’effectue en septembre 1962.
25 élèves prennent possession de locaux flambants neufs comprenant trois salles de classes et d’étude, une cuisine pédagogique
(6cuisinettes, poste de travail complets), deux laboratoires (de sciences et de laiterie), une salle de couture équipée de tables de coupe, de repassage et de machine à coudre, une salle d’enseignement ménager (avec buanderie , séchoir), deux bureaux
(direction et secrétariat / surveillance/économat), une salle des professeurs , une grande salle de réunions servant aussi de foyer scolaire.
Les jeunes filles entrent en classe de quatrième (cycle court un cycle moyen suivant les dénominations utilisées alors).

Première promotion. Juin 1964 (doc. Nicole Gauthier)
L’encadrement est assuré par :
La directrice, Madame Germaine WEISS
Les professeurs, Madame MOLLIER, Mademoiselle COTTAZ-GUILLET,
Monsieur BELPERON, Monsieur CHEMORI, Monsieur GANDELIN
Deux monitrices d'enseignement ménager agricole, Mesdemoiselles ESCOFFIER et SESSOU.
Les deuxièmes et troisièmes étages du bâtiment assurent le logement et la restauration des élèves et de quelques membres du personnel (surveillance). L’internat comprend des chambres pouvant loger six jeunes chacune (lit et armoire de rangement) ; la cuisine de collectivité ou ont lieu tous les travaux de préparation des repas et une grande sale à manger (personnel et élèves) dans laquelle le service s’effectue, bien sûr, de façon traditionnelle , à table (6 convives) avec participation, par roulement, des jeunes filles scolarisées.
Dès la première promotion, cet internat fonctionne. Le personnel de service est restreint (une cuisinière). Les jeunes participent, par groupe, au ménage, au nettoyage, au rangement.
Par ailleurs, le domaine sur lequel est implanté le collège permet la réalisation d’applications agricoles :
le jardin, un poulailler, une poussinière, des clapiers sont autant de lieux permettant la mise en place d ‘ateliers pédagogiques pratiques.
L’enseignement ménager agricole a toujours innové. Il fut l’un des premiers à enseigner la diététique, la pratique de la congélation, la préservation de l’eau potable , la gestion des déchets, le budget familial l’instruction civique, l’éducation sexuelle, l’éducation socioculturelle, le fleurissement des abords…
Les élèves ont toujours assisté aux conférences «connaissance du Monde» ; leur semaine est souvent marquée par une soirée cinéma avec débat.
La présence d’une forte majorité d’internes favorise le développement de relation au sein de cette micro-société. Ces relations prennent parfois un caractère festif, notamment au moment de la «fête de noël», réjouissance attendue par tous les membres de la communauté éducative pour applaudir les talents cachés, rire ensemble et déguster les friandises entièrement réalisées dans les cuisinettes d’enseignement.

Fête de noël 1965 (doc. Nicole Gauthier)
Cet enseignement n’est jamais resté cloîtré entre les quatre murs d’une salle de classe. Très vite il a su faire appel à des compétences extérieures pour valoriser le savoir faire professionnel. Très tôt également, il s’appuya sur des visites d’exploitations agricoles performantes, de laiteries, de caves coopératives, d’abattoirs, de stations d’épuration. Les concours de jugement de bétail, le Concours général agricole et le Salon de l’agriculture à Paris, celui des arts ménagers était des passages obligés de cette pédagogie.
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